L'Organisation internationale de la Francophonie organisait les 16 et 17 avril 2026 une nouvelle édition des journées des réseaux institutionnels de la Francophonie, dont fait partie le Réseau francophone des régulateurs des médias. Le thème central de ces journées était « l'indépendance de la justice dans l'espace francophone ».
Les participants aux journées des Réseaux institutionnels de la Francophonie autour de Catherine St-HILAIRE, administratrice, siège de l'OIF, Paris - 16 avril 2026 - © OIF
À cette occasion, Mamadou Oumar Ndiaye, président du Conseil national de régulation de l'audiovisuel du Sénégal et président du Refram, est intervenu dans le cadre d'un panel consacré au sujet « Nouvelles technologies et indépendance de la justice : opportunités, risques et cadres de régulation ».
Mamadou Oumar NDIAYE, président du Conseil nation de régulation de l'audiovisuel du Sénégal et président du REFRAM, Paris 16 avril 2026 - Droits réservés
Dans son propos introductif, le président du REFRAM a relevé trois effets indésirables des réseaux sociaux qui peuvent engendrer des risques d'intimidation à l'endroit des magistrats ou des parties à un procès, des attaques à la présomption d'innocence ou la propagation de la désinformation juridique du fait de la multiplication de commentaires peu éclairés.
Après avoir rappelé les travaux du REFRAM avec le Réseau des instances africaines de régulation de la communication (RIARC) et les grandes plateformes en ligne (Meta, TikTok, X et Google), Mamadou Oumar Ndiaye a plaidé en faveur d'une collaboration accrue entre les autorités judiciaires et les autorités de régulation.
Mamadou Oumar NDIAYE, président de CNRA du Sénégal et du Refram, et Hervé BARRAQUAND, directeur de cabinet de la Secrétaire générale de l'OIF, Paris, 17 avril 2026 - Droits réservés
Enfin, le président du REFRAM a proposé des pistes à explorer afin de répondre à l’enjeu majeur d’une gouvernance numérique comme la structuration des échanges d'informations entre autorités, la mise en place de mécanismes de réactions conjointes, notamment durant les périodes électorales ou critiques, et la mise en place de formations croisées entre magistrats et régulateurs.